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Dossier : ville universitaire d’Adiaké Ville universitaire d’Adiaké

Tout sur le démarrage des travaux

-La superficie, les personnes à déguerpir, les litiges et oppositions à régler par l’Etat

 

-La position des cadres et des populations d’Adiaké

Le projet de ville universitaire d’Adiaké qui constitue pour le Président Alassane Ouattara un des grands pans de sa politique vers l’émergence de la Côte d’Ivoire, prend forme. Sans tambour ni trompette, les choses avancent sur le terrain à la grande joie des autorités administratives, politiques et des populations d’Adiaké et de la région du Sud-Comoé. Ceux là mêmes qui entendent boucler tout le processus de la purge des droits coutumiers et fonciers avant la fin du premier trimestre de 2016.

Une superficie plus vaste Les géomètres experts Soro Nanga et Ahoulou Kouamenan, ont déjà terminé leur tâche. L’étude complète topographique est terminée. Portant au départ sur 700 hectares, la superficie de la ville universitaire a été revue à la hausse pour atteindre finalement 995 hectares. Dont 241 de mangroves. Une volonté des autorités politiques pour que le campus universitaire d’Adiaké débouche sur la lagune Aby à passant par ces mangroves. Toute chose qui serait un atout pour la recherche scientifique des étudiants. Au total, les géomètres experts sont à la phase de rédaction du rapport final qui, disent-ils à atteint 95% de réalisation, avec des détails sur l’état des lieux de la parcelle, le dossier technique comprenant des données sur les limites et le plan parcellaire en vue du dédommagement.

Un espace occupé et habité Loin d’être une forêt vierge et disponible, l’espace dédié au village universitaire d’Adaiké est un vaste territoire de plantations et de campements. Selon Mme Yéli You, directrice départementale de l’Agriculture, on y trouve 15 campements habités. 3 fermes. Il y a également 40 parcelles de plantations d’hévéa. 54 plantations de Coco, 64 de palmier à huile, 2 de teck, 1 plantation de cacao, 47 jachères servant à la culture du vivrier. Le tout exploité par 141 personnes dont 15 femmes. Pour l’ensemble de la superficie, on note selon elle, 23 propriétaires coutumiers, 96 propriétaires terriens et 12 exploitants agricoles qui louent les terrains. A cela, Konan Edmond, directeur départemental de la Construction, donne la précision que 13 campements sont construits en matériaux précaires et 2 en matériaux définitifs. Côté Infrastructures, Mme Yapi Brigitte, directrice départementale, indique que la voie à réaliser doit désenclaver 5 villages importants de la commune d’Adiaké.

L’indemnisation Deux modalités sont retenues au niveau de l’indemnisation des personnes citées plus haut. L’indemnisation des propriétaires terriens et celle des exploitants. Dans cette phase, il ressort que seulement 4 litiges dont 1 déjà réglé sont à noter. Bonne nouvelle cependant, l’on n’enregistre aucun cas d’opposition au projet de la ville universitaire d’Adiaké. Les populations sont plutôt enthousiastes à l’idée de voir leur cité insulaire abriter un tel projet d’une envergure nationale et internationale. Pour le préfet du département, M Touré Kanandiénantiori, les uns et les autres ne doivent pas se faire de soucis pour l’indemnisation qui se fera selon la loi et le décret le plus récent qui donne le quota le plus élevé. « Le Gouvernement ne fait rien au détriment des populations » tient-il à rassurer.

Dr Aka Aouélé, président de la Région du Sud-Comoé : « Ce n’est que justice, la première école est partie d’Adiaké » « Je salue le projet de la ville universitaire qui va résolument contribuer à l’avancement d’Adiaké et du Sud-Comoé. Ce n’est que justice. La première école est partie d’ici (Elima)» déclare, Dr Aka Aouélé, président de la région du Sud-Comoé. Aussi appuie-t-il le plaidoyer de l’indemnisation des propriétaires. Car pour lui « c’est un grand sacrifice » que ces derniers consentent en attribuant leurs terres. En ce qui concerne la voie d’accès au village universitaire, il plaide encore pour qu’elle tienne compte des habitudes. « Il faut voir le côté humain à consolider avec le coût ».

Hien Sié, maire d’Adiaké : « Il faut veiller à l’indemnisation des populations »

Le maire de la commune d’Adiaké, M Hien Sié, ne cache pas sa joie quand au choix de sa cité pour abriter ce village universitaire. Comme Dr Aka Aouélé, président de la Région du Sud-Comoé, il plaide pour « l’indemnisation des populations ». Pour lui, également « le choix en ce qui concerne la voie principale qui va rallier le village universitaire doit se faire assez rapidement ».

Ehui Bernard, cadre d’Adiaké: « Nous renouvelons notre gratitude au chef de l’Etat » Ambassadeur de Côte d’Ivoire au Ghana, au Togo et au Bénin, Son Excellence Ehui Bernard est fils et cadre d’Adiaké. A l’instar de Dr Aka Aouélé et Hien Sié, il « renouvelle sa gratitude au chef de l’Etat ». Ehui Bernard se réjouit que pour un projet d’une telle envergure, il n’y ait aucune opposition. Et que des 4 litiges, 1 soit déjà réglé. Ailleurs, pour d’autres projets, l’on note souvent une panoplie de litiges et d’innombrables cas d’opposition qu’il faut d’abord arbitrer. Toute chose qui fait dire à Pr N’guessan, un autre cadre que « le travail préliminaire a été bien fait » et que les populations sont favorables à la réalisation du projet. DS